Pluridisciplinario
Pluridisciplinaire 

Attaches

Date:
décembre 07 - janvier 07
Lieu:
Cité Internationale des Arts
Adresse:
18 Rue de l'Hôtel de ville
Ville:
Paris
Description: 

La jeune scène artistique colombienne de Paris (exposition collective)

Dans le cadre de l’Année France/Colombie 2017, le département Amérique latine de l’IESA Arts&Culture propose l’exposition Attaches.

Conçue par les étudiants du master commercialisation et diffusion des œuvres d’art contemporain de l’IESA Arts&Culture sous la direction de la commissaire Claire Luna, l’exposition met pour la première fois en lumière la jeune scène artistique colombienne de Paris. Elle réunit les grands noms d’aujourd’hui et de demain.

Afin de présenter la jeune scène artistique colombienne, Attaches veut dépasser le seul cadre des arts visuels et des arts plastiques : pour ce faire, l’exposition laisse une part importante au cinéma (voir programmation cinéma dans l’auditorium et rencontre avec les réalisateurs) mais inclut également le design, la musique et l’illustration. 

Appartenant tous à la même génération, les quinze artistes sélectionnés incarnent le croisement de deux cultures.

L’exposition s’articule autour de trois thématiques marquées par une grande porosité:

Nostalgia offre un espace d’intimité dans lequel les artistes, exilés, évoquent la nostalgie d’une maison perdue, voire l’impossible retour au foyer originel et la nécessité d’en trouver un autre. 

Dans Jardins, le propos se construit autour de la mémoire individuelle et collective, celle notamment héritée de la rencontre des deux mondes, où le regard d’une culture sur l’autre met en avant les différents liens à la nature: entre adoration et domestication. Territoire autant physique que mental, le jardin permet la radiographie d’une histoire locale, propre à la Colombie (marquée par la violence, le déplacement et les disparitions), avec une portée universelle. 

Le foyer originel, la maison et son jardin souvent fantasmés, sont susceptibles d’être habités par des fantômes, en particulier ceux du passé.

LES ARTISTES

Alexandra Arango

Alexandra Arango est une artiste plasticienne et illustratrice franco-colombienne vivant à Paris.
Diplômée d’architecture (Université Pontifica Boliviriana Medellin, Colombie et l’ENSAPB à Paris), elle s’est d’abord tournée vers l’architecture avant d’approcher l’illustration et le dessin. Elle travaille le dessin à plusieurs échelles ; du papier à la fresque murale au dessin performatif. Elle oriente son travail vers une peinture figurative à la limite du surréalisme et met en scène des univers fantasmagoriques liés à des faits ou des endroits vécus.
Elle explore tout particulièrement le thème de l’animalité, en affublant ses personnages de têtes d’animaux. L’animalité permet, dans son langage artistique, de représenter des sentiments ou des états comme la peur, la mort, la sérénité ou la solitude. C’est aussi une manière de donner corps à la partie « sauvage » qui sommeille en chacun de nous, au côté obscur des êtres...

Iván Argote 

Iván Argote (Bogotá, 1983) traite de la façon dont l’homme se rapporte aux nombreux changements qui ont lieu tous les jours dans les royaumes historiques, économiques, politiques et moraux. Son objectif est de remettre en question le rôle de la subjectivité dans la révision de ces concepts. Iván Argote implique le corps et les émotions dans la construction de sa pensée, et développe des méthodes pour générer une réflexion sur la façon dont nous construisons nos certitudes concernant la politique et l’histoire. En créant des interventions et des performances pour et dans l’espace public, souvent matérialisées par des vidéos et des installations, l’artiste explore la ville comme un espace de transformation.
En 2011, il fait sa première exposition personnelle en France dans la galerie Emmanuel Perrotin, intitulée Caliente. Il est notamment lauréat du prix Audi Talent Awards en 2013 et du prix SAM pour l’art contemporain en 2011.

Marcos Avila Forero

Après avoir obtenu les félicitations du jury pour son DNSAP en 2010 à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Marcos Avila Forero a remporté plusieurs prix dont en 2011, le Prix Multimédia des Fondations des Beaux-Arts 2011, le Prix de la Découverte 2013 des Amis du Palais de Tokyo, le Loop Award en 2014.
Les œuvres de Marcos Avila Forero (né en 1983 à Paris, vivant et travaillant à Bogotá et Paris) sont immergées dans la réalité complexe et parfois violente de situations politiques et sociales qu’il restitue non pas comme un observateur impartial, mais en mêlant à son travail les éléments (matériaux, histoires, symboles) qui la constituent. Ses œuvres portent ainsi l’empreinte d’une rencontre, d’un récit ou d’un parcours. Ce sont des micro actions faites de bric et de broc, qui cherchent moins à démontrer ou documenter qu’à confronter des temps et des lieux qui n’auraient pas dû se rencontrer. (Daria de Beauvais)
Marcos Avila Forero est soutenu par la Galerie Dohyang Lee.

Karen Paulina Biswell

Karen Paulina Biswell est née en 1983 de parents colombiens qui ont émigré à Paris pour fuir l’extrême violence des tensions politiques du début des années 90. L’ensemble de son œuvre, qui conteste sans cesse la définition, s’articule autour de sujets tels que la vulnérabilité morale et de la destinée humaine.
L’artiste photographe est déterminée à capturer les aspects moins connus de la vie contemporaine, les éléments invisibles et sensibles de la société ; son intérêt se porte sur les conditions extrêmes, les profondeurs de l’esprit humain et la notion d’expérience.
Elle travaille actuellement sur le thème de la féminité, en inaugurant la série intitulée Ellas, l’artiste explore les différents aspects du désir, de l’interdiction, de la nature et de la sexualité féminine.

Hilda Caicedo 

Hilda Caicedo  (née à Madrid, en 1988) est une artiste colombienne, diplômée d’Arts Plastiques en 2012, elle s’oriente par la suite vers la photographie et intègre l’École Nationale Supérieure de la Photographie (ENSP) d’Arles (2015). 
Son travail a été montré lors de plusieurs expositions collectives, notamment au Musée d’Art Moderne de Bogotá (2017), lors de l’exposition au FID Festival International du Cinéma Documentaire (2016) et au F-Stop festival à Leipzig (2016). Elle fait partie de la séléction de Jeune Création 2017 à la galerie Taddaeus Ropac Paris-Pantin. Aussi, Hilda Caicedo intervient dans des écoles pour réaliser des projets collectifs avec des enfants, en France et en Colombie.
Sa démarche consiste à voir dans l’imaginaire et la création à la fois des issues face à des situations souvent ressenties comme traumatiques, et des moyens d’extraire et de célébrer la beauté et la vie que recèle cette même réalité. Particulièrement interpellée et inspirée par le déplacement, les racines, le territoire, la violence et la mémoire, l’artiste travaille avec des personnages et des formes fragiles, qui se trouvent à la lisière entre la disparition et la résistance.
Les médiums sont multiples: photographie, dessin, vidéo et création de pièces que l’on peut qualifier d’artisanales. La fabrication manuelle est également fondamentale par l’implication du corps qu’elle requiert dans le processus de création. 

Violeta Cruz

Violeta Cruz est née à Bogotá en 1986, elle étudie la composition à l’Université Javeriana à Bogotá (Colombie) avec Harold Vasquez-Castañeda et Guillermo Gaviria, où elle obtient son diplôme en 2007.
Cette année-là, elle remporte le Prix national de Composition du Ministère de la Culture de Colombie dans la catégorie Jeunes Compositeurs, puis en 2010 obtient une mention dans le même concours.
Compositrice et artiste sonore, son travail comprend des pièces acoustiques et électroacoustiques, ainsi que des « installations-concerts ». Violeta Cruz inclut pièces instrumentales, électroacoustiques et « objets sonores ». Ces objets sont des machines mécaniques au comportement rythmique partiellement aléatoire, et dont le comportement sonore est prolongé par un dispositif électronique interactif.
Une des préoccupations majeures de son travail est le rapport entre son et matière. Dans le contexte instrumental, cela se traduit par un travail sur la texture musicale (le rapport entre les strates sonores qui composent le tout musical). Dans le cas des « objets sonores », ce sont particulièrement les matières élémentaires, telles que l’eau ou la lumière, qui l’intéressent.

Carlos Gómez Salamanca 

L’oeuvre de Carlos Gómez Salamanca gravite autour de la peinture et de sa relation avec les langages audiovisuels. Autodidacte, il se situe à la frontière entre artiste peintre et réalisateur, ses courts-métrages flirtent avec la fiction et le style documentaire.
Carlos Gomez Salamanca contruit une trilogie (le troisième volet est en cours). Les deux courts-métrages déjà dévelopés partent d’une structure narrative qui a pour objectif la construction d’un vide, un système où les différentes scènes servent de cadre à un fait inquiétant lié à l’image latente du corps détruit. Il explore d’une façon critique les différents aspects sociaux et culturels de son pays. Carne a été projeté en avant-première au Festival d’Annecy 2013 et primé au Festival de Cinéma de La Havane 2013 avec le Prix Spécial du Jury d’animation. Lupus  faisait partie des sept courts-métrages sélectionnées pour le Prix Émile-Reynaud 2016 et est projeté dans de nombreux festivals internationaux. Carlos Gómez Salamanca est directeur artistique d’un laboratoire audiovisuel, NOCROMA, situé à Bogotá . 
Les peintures et dessins qui ont servi à la création de ses films seront exposées dans le Corridor et ses films seront projetés dans l’Auditorium en sa présence. 

Lilli Garcia Gomez

Lilli Garcia Gomez, née à Medellín en 1978, est une artiste colombienne. Son travail explore différents champs de la création contemporaine : chorégraphie, performance, photographie, installation, écriture et architecture.
Depuis ses premières performances avec son projet l.e.c (laboratoire d’investigation chorégraphique et scénographique) en Colombie, elle crée des interactions entre le corps et la ville afin de questionner la relation entre l’espace et la mémoire. Après avoir rencontré Marie-France Delieuvin et Alvaro Restrepo, elle décide d’approfondir ses recherches et s’installe en France pour y suivre une licence en danse contemporaine à l’Université Paris 8.
En tant qu’artiste active, Lilli cofonde en 2010 la compagnie lfb, désormais restructurée au sein du collectif w.o.r.k.?.
Elle participe aussi à différents projets de réactivation et réflexion de l’espace urbain avec d’autres artistes et habitants. Actuellement Lilli Garcia Gomez est en résidence d’artistes dans la région Haut-de-France pendant quatre mois dans le cadre du dispositif CLEA. Elle y montre son travail artistique et transmet son expérience en tant que chorégraphe.

Laura Huertas Millán

Laura Huertas Millán est née en 1983 à Bogotá, en Colombie. Elle vit en France depuis 2001 et sort diplômée avec distinction de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris et Le Fresnoy.
Depuis 2012, Laura Huertas Millán travaille sur des projets vidéo de « fictions ethnographiques », une idée paradoxale et ambiguë.
Après la déclaration Viveiros de Castro de l’anthropologie comme une « décolonisation permanente de la pensée », ces nouveaux films sont inspirés par une approche de l’ethnographie contemporaine et expérimentale, tout en déconstruisant et en luttant contre les archétypes culturels de l’« autre», encore en vigueur, à travers la fiction.
La dichotomie entre le naturel et le culturel, l’identité comme une ontologie, le tropicalisme comme un essentialisme historique, sont autant de sujets abordés par sa filmographie.

Julia López

Julia López est née à Medellín, Colombie en 1978. Artiste plasticienne, elle vit depuis six ans à Paris et obtient en 2011 un Master en art contemporain à l’Université de Saint-Denis Paris 8 au cours duquel elle a écrit et soutenu son mémoire Ziiiiip : Ouvertures à travers le textile, la peinture et le corps.
Son travail repose sur une recherche autour de la notion d’ouverture à la fois géographique mais aussi intime.
En 2006, elle fonde Pesquisa à Medellín, un groupe créatif ayant pour vocation de faire le lien entre artistes, institutions publiques et entreprises. Ce concept accompagne la vision artistique de l’artiste et lui sert également de support de travail à Paris. Son atelier est situé au 6B à Saint-Denis.

Ana María Lozano Rivera

En 2015, Ana María Loano Rivera sort félicitée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, après cinq années d’études. Elle est actuellement en master d’anthropologie à l’EHESS.
Depuis toujours, la recherche artistique d’Ana María Lozano Rivera se fonde sur la relation entre l’homme et la nature. Son regard s’est tout d’abord porté vers l’extérieur : il s’agissait de montrer le corps humain intégré à son environnement naturel. Au fur et à mesure, elle se tourne davantage vers une intériorité.
Elle explore les liens formels qui unissent le microcosme et le macrocosme au travers de photographies, livres et dessins. Aujourd’hui, son champ d’investigation s’est élargi vers les notions d’expérience et d’espace. Au lieu de montrer des représentations rendant compte de ses réflexions, son travail se concentre sur l’élaboration d’installations accompagnées de performances.

Daniel Otero Torres

Lauréat du prix de la jeune création de la biennale de Lyon 2015-2016, Daniel Otero Torres entretient certaines ambiguïtés entre le dessin et la photographie, l’original et la copie, le regardeur et le regardé. L’amalgame demeure au centre de sa démarche. L’image photographique est composée et traitée par l’outil numérique, avant d’être réinterprétée minutieusement au crayon sur des supports métalliques. La transposition de la photographie par le dessin permet au spectateur de saisir les incohérences dans lesquelles surgissent souvent des bugs numériques propres au processus de création de l’artiste.
Bien que la reproduction du même dessin constitue un trait caractéristique de sa pratique, le motif n’est jamais exactement identique. Ainsi la copie revêt un caractère unique et original. En répétant la même image / composition visuelle au crayon, Daniel Otero Torres annule la dimension des multiples propre à la photographie et repense la singularité du dessin.

Felipe Ribon

Né à Bogotá en 1981, Felipe Ribon étudie l’ingénierie environnementale à l’École des Mines de Nantes avant d’intégrer l’E.N.C.S.I/Les ateliers d’où il sort diplômé en 2008.
Il commence son parcours professionnel au studio Bouroullec qu’il quitte en 2012 pour devenir pensionnaire à la Villa Medici de Rome où il mène une recherche créative indépendante.
Designer, photographe, scénographe et curateur, ses projets Une autre salle de bain et S.OS lui valent en 2009 le Grand Prix de la création de la Ville de Paris et le Prix du public à la Villa Noailles.
Lauréat du Prix Audi Talents Awards, il crée en 2013 Mind the Gap, une série d’objets quotidiens déclencheurs de la transe hypnotique. Il poursuivra ses recherches dans le cadre d’un séjour à la Villa Kujoyama au Japon en 2016.

Camila Salame

En tant que fille d’immigrants libanais, Camila Salame (née à Bogotá en 1985) s’est toujours profondément identifiée à cette culture.  L’artiste a développé une pratique (sculpture et installation) autour de la notion de « nostalgie ». En questionnant l’origine de ce mot, issu du Grec nostos « retourner » et algia « douleur », elle en explore sa signification contemporaine.
Dans ses micro et macro univers, Camila Salame crée des relations sémantiques à travers l’usage de différents matériaux et de leur signification symbolique.
Son travail rappelle la « maison originelle », celle désormais distante du lieu des origines. Un endroit réel ou mythologique auquel on ne peut retourner. L’artiste évoque la perte de cette première « maison » qui nous donne la sensation immatérielle d’être loin. À travers cette topographie intime et poétique de la maison perdue, ses sculptures tissées rappellent les âges de la vie, le passage des générations, les paysages domestiques et émotionnels de notre temps – plus succinctement, la recherche de la « maison perdue » et la douleur de cette perte.

Ana Tamayo 

Ana Tamayo est diplômée d’un Master en Arts Plastiques, spécialité Photographie et Art Contemporain, obtenu à Paris VIII, Vincennes Saint Denis.
Ses photographies établissent une affinité entre la bidimentionnalité et la tridimensionnalité des images. Le spectateur est confronté́ à des formes et des points de vue où tailles, quantités et positions viennent transgresser l’espace.
Le champ de recherche d’Ana Tamayo, tout en étant arrimé à la photographie, traverse les frontières de différents mediums comme la sculpture, la performance et la vidéo. Un nouveau travail débute souvent à partir d’images prises lors de voyages, de déplacement en villes ou en forêt. De ces expériences et images, l’artiste construit de multiples points de vue.
Les paysages et objets utilisés sont porteurs de contextes politiques, attestés par les titres attribués aux œuvres. Ces dernières sont là pour aider à la construction d’un discours critique et transformateur des sociétés contemporaines capitalistes. Epaulé par le concept d’anthropocène et par la pensée anticoloniale, ce discours est une auto-construction qui aboutit à de formes conceptuelles photographiques.

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