Artes Visuales y Digitales   
Arts Visuels & Création Numérique     

La « découverte de l’autre »/ Bourgarel : photographies de la Colombie du XIXe

Date:
octobre 12 - novembre 25
Lieu:
Université Panthéon Sorbonne / Galerie Soufflot Haute (1er étage)
Adresse:
12 Place du Panthéon
Ville:
Paris
Description:

Exposition du 12 octobre au 25 novembre

Table ronde le 13 novembre 16h à 18h
Université Panthéon Sorbonne à Paris :

la Colombie du XIXe siècle et ses relations avec la France

Conférence le 16 novembre à 17h à Toulon
Villa Port Magaud- Bourgarel

Réservation : contact@ernestbourgarel.com

 

Télécharger l'affiche 

Description: 

Les voyages du diplomate français Ernest Bourgarel dans la Colombie du XIXe siècle au travers de ses photographies et ses carnets de voyage.

Une incomparable exposition de photographies des voyages d’Ernest Bourgarel, diplomate puis ambassadeur de France en Colombie entre 1893 et 1900. Dans le plus pure style des érudits - explorateurs du XIXe siècle, Bourgarel a rassemblé, au cours de ses périples dans les provinces colombiennes, une collection exceptionnelle enfin exposée, agrémentée d’extraits de ses carnets de voyages. Point d’orgue de l’exposition, le 13 novembre : une table ronde sur la Colombie du XIXe et ses relations avec la France, dans le cycle de conférence  : La Colombie aujourd’hui (Sorbonne 13 et 14 nov.)

 Sorbonne – Galerie Soufflot, aile Panthéon, du 12 octobre au 25 novembre – entrée gratuite.

Plus qu’une simple présentation de photographies anciennes, l’exposition s’aventure sur les traces et les motivations profondes d’Ernest Bourgarel, ambassadeur, explorateur, photographe et collectionneur. Ces documents nous révèlent une extraordinaire vision d’un pays qui se construit. Ernest Bourgarel était un érudit de ce siècle des révolutions. Un diplomate qui a passé son temps à voyager dans les pays où il était en poste, à la découverte de l’autre. La Colombie a été son coup de cœur. Dans ses carnets, ses lettres et ses photographies, il en décrit la géographie, l’organisation, la culture, ses forces et faiblesses. Son instabilité endémique. Sa ténacité et sa vie.

La puissance de l’image – format nouveau de communication pour l’époque – est ici brillamment utilisée. Elle permet de faire passer un grand nombre d’informations à ses contemporains, car le but premier est d’appréhender un pays naissant dans toutes ses composantes, tant économiques que politiques ou même ethniques. Mais Bourgarel ne s’arrête pas là. Organisant ses voyages par lui-même et non au frais du ministère, il a eu toute liberté à flâner, s’interroger, s’émerveiller. Il était à la recherche de cette autre dimension que l’on pourrait qualifier d’esthétique et qui lui permettait d’entendre une musique intérieure, celle de la vie de l’autre qu’il souhaitait ardemment découvrir.

La plupart des clichés exposés viennent de collections de photographes professionnels qu’Ernest Bourgarel a rencontrés lors de son ministère à Bogota. Parfois ceux-ci l’ont accompagné dans ses voyages. Soucieux de saisir l’immortalité de l’instant, Bourgarel a également utilisé un appareil portatif et consigné ses impressions dans ses carnets de voyages.  Enfin, il a tenu un véritable journal en écrivant à son frère chaque mois de sa longue affectation en Colombie, constituant ainsi un témoignage complet et inestimable sur la Colombie du XIXe siècle.

Après avoir fait don aux Archives du ministère des Affaires étrangères du fonds documentaire  Bourgarel (dont 500 photographies), sa famille, réunie au sein de l’Association Ernest Bourgarel a décidé d’en rendre public les documents les plus marquants dans le cadre de l’année France-Colombie 2017.

 

Actions de l’association lors de l’Année France-Colombie 2017 :

  •  Exposition "Más allá del cliché: el Fondo Fotográfico de Ernest Bourgarel" au Musée de Bogota - 13 mai 3 septembre 2017 – prolongé jusqu’en octobre.
  • Edition de l’ouvrage « Bourgarel, le Colombien – voyages d’un diplomate français dans la Colombie du XIXè siècle » chez ediSens: photographies et extraits de carnets de voyages appuyés par des textes de chercheurs français et colombiens. En librairie le 16/08/17.
  • Exposition "La découverte de l’autre" à l’Université Paris1, Panthéon Sorbonne  - 12 octobre, 25 novembre 2017.
  • Table ronde : La Colombie du XIXe siècle et ses relations avec la France lors du colloque  « La Colombie aujourd’hui » de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne les 13 et 14 novembre.
  • La conférence avec projection des photos d’Ernest Bourgarel commentées le 16 novembre à Toulon, ville natale de l’ambassadeur.

 

Sous la direction de Charles-Henry et Marie-Claude Dubail-Acero.

 

Bourgarel le Colombien

Un livre Bourgarel, le Colombien - voyages d'un diplomate français dans la Colombie du XIXe siècle vient d'être publié aux éditions ediSens

Auteurs: Charles-Henry Dubail et Marie-Claude Acero-Dubail

"Ce livre aurait pu s’intituler À la découverte de l’autre. L’ autre, c’est cet humain qui vous regarde. Vous pouvez passer ou lui tendre la main. Pour nous l’autre a été cet aïeul. Notre main qu’on lui a tendue a fait cet ouvrage."

Feuilletez un extrait de Bourgarel, le Colombien

 

 

 

 

ERNEST BOUGAREL

Ernest Bourgarel est né le 22 mars 1850 dans une famille de notables de Toulon, au sud de la France. Ayant choisi la carrière diplomatique après des études de droit à Aix-en-Provence, il devient attaché à Tunis puis à Pékin. Il est ensuite envoyé à Santiago où il est chargé d’affaires à l’âge de 32 ans. Puis il sert à Constantinople auprès de deux ambassadeurs réputés, le comte de Montebello et Paul Cambon.

En 1893, il est nommé ministre de France en Colombie où il va rester jusqu’en 1900. Ce long séjour en Colombie coïncide avec une période cruciale de la relation franco-colombienne. À la fin du XIXe siècle, la France investit massivement dans ce pays, où elle conduit les travaux du canal de Panama, qui traverse alors le territoire colombien et doit permettre d’ouvrir une grande voie commerciale entre l’Atlantique et le Pacifique. L’importance capitale de ce projet en Amérique, où il suscite l’envie des États-Unis, mais aussi en France étant donnés les capitaux investis, explique l’attention de la France pour ce pays à cette époque.

Ernest Bourgarel quitte Bordeaux le 26 juillet 1893 à bord du « Saint-Germain ». Il arrive en Colombie le 18 août et est débarqué sur la plage sablonneuse de Puerto Colombia, tête de ligne du chemin de fer qui doit le conduire à Carthagène où il rencontre le président Rafael Núñez, puis  rejoint  Baranquilla pour prendre un vapeur et remonter le Rio Magdalena qui va le conduire – presque – jusqu’à Bogota où il prend officiellement ses fonctions.

Introduit parmi la bonne société de Bogota par M. Mancini, son prédécesseur, Ernest Bourgarel a tôt fait de se faire une place. Même si les distractions lui semblent parfois monotones, surtout après le tourbillon de Constantinople, il ne tarde pas à apprécier la Colombie, les Colombiens et … les Colombiennes qu’il trouve belles, très bien élevées et toutes musiciennes, « beaucoup d’entre elles composent et font des vers » écrit-il dans l’une de ses lettres à son frère Georges. Dans une autre lettre datée d’avril 1894, il prédit une révolution qui éclate, effectivement, quelques mois plus tard. Les insurgés prennent poste sur le Rio Magdalena, la grande route fluviale du pays. Pendant plusieurs mois Bogota se trouve coupé du monde.

Après une courte gérance à Port-au-Prince en Haïti, de mai à mi-septembre 1896 (de son propre aveu, la mission la plus difficile de sa carrière), il est nommé, en avril 1897, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Bogota, devenant ainsi le premier ministre plénipotentiaire accrédité en Colombie, preuve de l’importance que le gouvernement français accorde désormais à ce pays. Il y rédige notamment un rapport sur l’enseignement du français en Colombie et une étude sur les points d’accès et de pénétration du commerce étranger dans le pays.

Durant tout son séjour, Ernest Bourgarel effectue plusieurs déplacements en Colombie dans le Cundinamarca, Boyaca, Tolima, Girardot, Antioquia, Medellin, Caldas, Cauca, Cali, Pasto.

En 1900 il rentre en France.

 

 

Télécharger le programme

Patrocinadores