Artes Visuales y Digitales   
Arts Visuels & Création Numérique     

Résidence croisée : France/Colombie

Date:
mars 01 - octobre 30
Lieu:
Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière
Adresse:
île de Vassivière
Ville:
Beaumont du Lac
Description:

SAMEDI 16 SEPTEMBRE/ JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE

À 18h au château de l’île, l’artiste Liliana Sánchez et l'anthropologue Cristina Consuegra en résidence au Château, présenteront l'avancement de leurs recherches communes. 

Description: 

Des artistes français et colombiens sont invités pour une résidence croisée entre deux lieux d’art contemporain engagés sur les relations entre art, nature et environnement : l’un en France, en Limousin, le Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière, l’autre en Colombie, à Bogota et Honda, FLORA ars+natura.

Cet échange porte sur les relations entre l’art et l’environnement, sujets chers à ces deux lieux.

Un ancien résident du Centre d’art de Vassivière, Etienne de France, a commencé un projet artistique qui a ensuite été poursuivi en Octobre 2016 à FLORA ars+natura. L’ensemble du projet sera terminé et présenté en Colombie en 2017.

Le Centre d’art de Vassivière recevra en résidence entre juin et octobre 2017 l’artiste Colombienne, Liliana Sánchez Rojas qui travail sur des installations et performances autour des questions liées à l’autonomie alimentaire. Elle est invitée à développer son travail en lien avec le contexte particulier de l’île de Vassivière, paysage qui ne peut pas être lu sans prise en compte de l’usage et de l’utilisation des ressources (eau, mines, forêts…). Le  lieu est très particulier : un paysage naturel dans un  site industriel construit pour les besoins de la production hydroélectrique, un paysage complètement réaménagé par l’homme. Elle a ainsi proposé de travailler sur la question de l'omnivore contemporain dans le cadre de l'histoire du paysage du Plateau de Millevaches et de ses transformations.

Il a été demandé à l’artiste d’inviter un-e chercheur-se (géographe, botaniste, anthropologue, ethnologue, nutritioniste...)  à travailler avec elle.  Liliana Sánchez Rojas a choisi d’inviter Cristina Consuegra, anthropologue, qui a beaucoup travaillé sur les relations entre le monde humain et le monde végétal. 

Artiste Français en résidence en Colombie, Etienne de France

Né en 1984 à Paris, Etienne de France est un artiste plasticien vivant actuellement à Montrouge, France. Diplômé avec une licence en Histoire de l’Art et Archéologie de la Sorbonne Paris 1 (2002-2005), il a complété ses études avec un Bachelor en Arts Visuels, à l’Académie des Beaux-Arts de Reykjavik en Islande (2005-2008)

Etienne de France mène un travail pluridisciplinaire et fragmentaire explorant les rapports entre nature et paysage. À travers les champs scientifiques et architecturaux, il crée des œuvres faisant appel à une multitude de supports tels que la vidéo, l’écriture, la photographie, la sculpture et le dessin.

À partir d’un questionnement du paysage en tant qu’espace d’imaginaire et d’émancipation, Etienne de France élabore des cartographies fictionnelles et narratives.

Composé d’éléments sériels, chaque projet est le résultat d’un développement au long cours, formant le corpus visible de l’œuvre.

Ce processus permet à la fois d’intégrer la possibilité d’un dialogue entre l’espace de monstration et ce travail, mais aussi par l’implication d’une multitude de ramifications, d’augmenter l’œuvre et de la placer dans un lieu d’échanges critiques.

Etienne de France travaille actuellement sur une nouvelle série de travaux appelé The Green Vessel, récit multiple incluant vidéo, installation et dessin, un projet développé au travers trois résidences, le programme Te Whare Hēra, Nouvelle Zélande en 2016, une résidence au Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière ainsi qu’à Flora Ars+Natura, Colombie en 2015.

On peut citer son projet Tales of a Sea Cow (2012), un film et une série de travaux à propos de la redécouverte d’un mammifère marin au Groenland, Icelandtraincity (2011), le projet d’une ville utopique, modulaire et se mouvant sur des rails. En 2013, il a effectué marche de 200km et une vidéo appelée Exploration of a Failure. En 2015, Il a réalisé sa première sculpture pérenne pour la communauté d’agglomération de Pau (France).

Installations, vidéos et performances on été incluses : Centre international d’art et du paysage de l’Île de Vassivière, 2016, Reykjavík Art Museum, Islande, 2016, École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette, Paris, 2015, Galerie de l’Évolution, Musée d’Histoire Naturelle, FIAC, Paris, 2014, 2014, Domaine de Chamarande, France, 2013, Parco Arte Vivente, Turin, Italie, 2012, We-Project, National Gallery of Iceland, Reykjavik, Islande, 2010, Thessaloniki Biennale, State Museum of Modern Art, Thessalonique, Grèce, 2009, Akureyri Art Museum, Islande, 2008.

Artiste Colombien en résidence en France, Liliana Sánchez Rojas

 

Né en 1979 en Colombie, Liliana Sánchez vit et travail à Bogota, elle a fait son MFA Fine Art à l’Université de Goldsmith à Londres en 2011, sa licence BA Fine Art à l’Université Nationale en Colombie en 2005 et a fait deux programmes d’échanges, un avec l’université Concordia à Montréal en 2003 et l’autre à l’Université de Los Andes en Argentine en 2001.

Elle a reçu une bourse d’étude avec JICA (Japan International Coopération Agency) - Intensive Course in  Museology at Minpaku Museum of Japan- en 2006, Jeunes Talents par le Banque Centrale de Colombie en 2009 et a été plusieurs fois sélectionnée par le programme d’initiatives nationales – Ministère de la culture de Colombie. 

Son travail a été présenté en Colombie et à l’étranger : comme à, Havremagasinet, en Suéde (2016); ARCO Art fair, en Espagne (projets sléectionnés-2015); El Dorado, Gentil Carioca, Rio de Janeiro  au Brésil (2013);

Les travaux de Liliana Sánchez ont été présentés en Colombie et autour, entre autres les expositions suivantes: Tender flesh like boiled chestnuts pendant sa résidence au Banff Centre, Canada (2017); One as Another au Sami Center for Contemporary art, Norway (2017) et Havremagasinet, sweden (2016), El Dorado, Gentil Carioca, Rio de Janeiro (2013); et des expositions personnelles comme : Some oysters cook vitreous rocks (2015), Anonymous materials (2014), Viscous mass turned shame (2012), montrés à Casas Riegner Gallery, Bogotá, et ailleurs.

Démarche artistique:

Liliana Sánchez considère l'histoire comme une sorte de paradoxe en chaîne; Ses intérêts portent notamment sur des passages susceptibles de révéler les défauts entre les individus et l'environnement. Pour cela, Liliana Sanchez a examiné les habitudes d'un mangeur solitaire, la faillite d’un collectionneur, les théories scientifiques autour du débat sur les huîtres au milieu du 18ème siècle, l’austérité d’un festin et le corps malade du dépressif ; Des scènes qui donnent à voir, de façon non littérale, certaines des occurrences existentielles de notre temps, tout en lui permettant de créer des objets enracinés dans ses propres expériences.

Dans ses installations, Liliana Sánchez construit un vocabulaire hyper-réaliste indiquant comment la réalité a toujours été poussée au-delà des limites des frontières et définitions taxinomiques installées, découvrant l'inconnu de tout et le seuil entre la vie et la promulgation constante de celle-ci.

Liliana Sánchez voit les objets comme des «entités comestibles», un parallélisme qui reconnecte le monde avec le sensoriel, surtout avec les organes du goût: la bouche, les yeux et la langue. L'intention de papilles, de la sensation et de l'estomac a influencé son mode de réalisation dans lequel l'investissement sur les textures et la vivacité imprègne tout son travail. Relancer l'art avec cette sorte de gymnastique digestive présente une configuration de subjectivité qui est constamment au bord des dérives de la consommation.

 

Cristina Consuegra, anthropologue colombienne invitée par l’artiste Liliana Sánchez Rojas

La relation intime et intrigante entre le monde humain et le monde végétal a été le moteur principal de son travail depuis son diplôme universitaire.

Elle a étudié l'anthropologie et l'économie à Bogotá, sa ville natale, et après trois années de formation professionnelle elle a terminé une maîtrise en anthropologie du paysage au Collège universitaire de Londres. Sa recherche de thèse portait sur la tradition des jardins à Londres enracinés dans la culture traditionnelle anglaise, en explorant les tensions entre les pressions immobilières qui menacent leur pérennité et le sentiment d’appartenance des personnes qui les entretiennent.

À son retour à Bogotá, elle a continué à travailler sur le sujet et a co-dirigé un projet audio-visuel qui comprenait quatre chapitres représentant différentes initiatives autour de l'agriculture urbaine dans toute la ville.

La réflexion sur la question du « producteur urbain » et sur l'importance des semences et de leur gestion l’a amené à penser son prochain projet pour le Fondo Patrimonio Natural, une ONG qui cherche à promouvoir des programmes participatifs de conservation de la biodiversité.

En mettant l'accent sur une stratégie de conservation pour protéger et restaurer la forêt tropicale sèche de la région caribéenne en Colombie, elle a travaillé à la mise en place d’une recherche participative sur les semences et leurs producteurs, ainsi que sur les connaissances locales concernant leurs utilisations, leur signification symbolique et leurs pratiques agricoles.

À la suite de cette étude, ils ont publié le livre Historias junto al fogón, qui concerne tout particulièrement leurs différents usages culinaires. Cette expérience l'a amené à travailler sur la question des aliments sauvages non cultivés, ce qui lui a permis d’élargir ses recherches sur la question du comestible ainsi que sur la relation entre les plantes et les personnes. Ils ont publié ce travail collectivement afin de pouvoir présenter la multitude d'usages des plantes dans les communautés rurales en partageant leurs différentes visions du monde.

Plus récemment, elle a concentré ses recherches autour des questions relatives au patrimoine culturel immatériel et, en particulier aux traditions culinaires en Colombie.

Après avoir reçu le Prix national Cocinas Tradicionales de Colombie, donné par le ministère de la Culture en août 2016, elle a travaillé comme consultante pour des projets tournant autour de ce même sujet et elle a mis en place un espace de travail collaboratif autour de la recherche et de l'expérimentation de produits locaux encore non commercialisés. Ce lieu vise à réunir les milieux culinaires urbains et ruraux et à fournir une plate-forme pour échanger et relancer la mémoire culturelle que sous-tendent la pratique de la cuisine et la création de paysages bio-culturels qui animent l'agro-biodiversité. 

 

PROGRAMME

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