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Arts Visuels & Création Numérique     

Rencontres photographiques de Guyane

Date:
novembre 05 - novembre 29
Lieu:
BIENNALE INTERNATIONALE DES RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES DE GUYANE
Adresse:
Différents lieux en Guyane
Ville:
Guyane
Description: 

BIENNALE INTERNATIONALE DES RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES DE GUYANE

La Terre et les Hommes

Invité d’honneur : La Colombie

Depuis 2012, les Rencontres Photographiques de Guyane - premier festival photographique organisé dans les DOM - se sont étoffées. A partir de cette année, elles s’organisent en biennale. Un format qui leur permet de s’inscrire dans le paysage international tout en étant à l’origine de productions originales, notamment avec la mise en place de résidences croisées.

 

En 2017, dans le cadre de l’année France-Colombie, elles se tiennent entre Métropole, Guyane et Colombie, avec des artistes locaux (Ramon Ngwete, Ronan Liétar), nationaux (Guillaume Martial) et internationaux (Karen Paulina Biswell, actuellement exposée à Arles). Ainsi, cette manifestation photographique unique en Outre-Mer favorise le croisement des regards sur un même thème, « La terre et les Hommes », et l’émergence d’une photographie créative, documentaire ou artistique, basée sur des échanges avec les populations locales.

Outre ce programme inédit de résidences, l’édition prochaine verra aussi l’aboutissement d’un travail de longue haleine, mené par le photographe Miquel Dewever-Plana, dont la première venue en Guyane date de 2013. En ressort l’émouvant « D’une rive à l’autre », qui se double de l’édition d’un livre éponyme (dont 1000 exemplaires seront distribués gratuitement à des familles et écoles en "pays amérindien") et d’une proposition complexe sur le plan logistique, puisqu’il s’agit d’organiser une exposition itinérante le long des fleuves Maroni et Oyapock, aux frontières du Surinam et du Brésil.

Le travail de restauration et de valorisation patrimonial, initié avec l’édition « Unifocale » autour de Vano, continuera avec l’exposition « Servin », en hommage à ce photographe talentueux qui su capter l’ambiance si particulière de la Guyane dans les années 50 et 60, aussi bien dans ses versants créole que bushinengué ou améridien. Un témoignage inestimable. 

Daniel Goudrouffe viendra quant à lui nourrir les imaginaires avec ses chroniques caribéenes intitulées « Beyond Paradise » et « NYC Suite ». Des clichés noirs et blancs pris à la pellicule au fil de ses périples entre Caraïbes et Amérique du Nord, nourris d’un regard tendre et décalé sur la réalité quotidienne de l’Arc tropical, avec un focus intense sur un New York mythique et glacé que les Créoles ont largement contribué à construire. 

Enfin, nous ferons la part belle à « Mirar de la vida profunda », de Jesús Abad Colorado. Ce photojournaliste colombien incontournable a répertorié, au péril de sa vie, ce qui se passait dans l’intimité des multiples fronts ouverts de son pays durant près de 30 années d’un conflit qui semble enfin s’éteindre et dont les échos se sont fait entendre jusqu’en Guyane…

Des photographies saisissantes qui laissent entrevoir les drames émaillés de rares moments de douceur traversés par les civils au cours de ces longues années. 

Au delà de ces expositions, qui iront à la rencontre du public dans des salles d’exposition comme dans des sites extérieurs, aux quatre coins de la Guyane, nous reviendrons aussi sur le travail réalisé par l’association auprès de la jeunesse guyanaise. Le résultat des multiples ateliers menés dans la région sera ainsi mis en valeur au fil des Rencontres. Dans un territoire où les moins de 25 ans constituent plus de 50% de la population, ce type d’initiative nous semble indispensable. 

Bien sûr, ces propositions photographiques seront accompagnées de multiples événements. Soirée d’ouverture en présence de Jesús Abad Colorado, vernissages, projection en plein air, conférences et ateliers photographiques, sans oublier les visites guidées pour les publics jeunes ou en réinsertion, sont au programme ! 

LES RESIDENCES réalisées à l’invitation de la biennale :

  • Karen Paulina Biswell // Karen Paulina Biswell est née en 1983 de parents colombiens qui ont émigré à Paris pour échapper à la violence politique extrême du début des années 90. Elle construit une œuvre variée - qui défie constamment les définitions – autour des thèmes de la vulnérabilité, la morale et l’humanité. Elle tente de capter les aspects les moins connus de la vie contemporaine, les éléments invisibles et provocants de la société, en s'intéressant profondément aux états extrêmes et aux profondeurs de l'esprit et de l'expérience humaine. Elle travaille actuellement sur le thème de la féminité. Son travail intitulé «Ellas», actuellement exposé à Arles, tire son originalité artistique de l’exploration des différents aspects du désir, de la prohibition, de la nature et de la sexualité féminine. Karen Paulina Biswell est actuellement reçue à Awala-Yalimapo, commune amérindienne du littoral, pour une résidence de création.
  • Guillaume Martial // Né en 1985 à Caen, après des études supérieures audiovisuelles à Paris, ses courts métrages sont sélectionnés dans plusieurs festivals en France et à l’étranger. Guillaume Martial se consacre ensuite à la photographie. Ses différents projets questionnent la place de l’homme dans l’espace urbain. En 2012, il est Lauréat du programme SFR Jeunes Talents et intègre la mission photographique FTL France(s) Territoire Liquide, œuvre collective qui devrait faire l’objet d’une programmation en 2017 à FOTOGRÁFICA BOGOTÁ. Il partage son temps entre travaux personnels, interventions pédagogiques et films de commande, notamment pour des institutions publiques. En 2015 il est finaliste du International Award Leica Oskar Barnack et Lauréat du Prix HSBC pour la photographie. Dans le cadre du festival, Guillaume Martial nous proposera son travail « Ibiscube », réalisé lors de sa résidence de création à Cayenne avec l’appui de la MAGUY, la Maison de l’Architecture de la Guyane.
  • Ramon Ngwete // Ramon Ngwete est né en 1992 à Kourou. De cette enfance dans la ville spatiale, il gardera le regret de ne pas avoir eu un appareil photo afin de saisir les contrastes entre la pauvreté qui règne au village Saramaka où il grandit, et qui est l’un des quartiers les plus démunis de Kourou, et la technologie avancée de la plus grande base spatiale au monde. Dès l’adolescence, Ramon développe à travers le dessin un réel amour pour la fabrication d’images. S’il se met à la photographie en 2012, il continue à dessiner et alterne projets photo, d’illustration mais aussi vidéo. En 2014, ses dessins illustrent pour les éditions Orphie le livre « Guyanissime » de François Xavier Gérard. A partir de 2014, il devient le correspondant de France-Guyane - principal journal d’information de Guyane - pour la ville de Kourou. En 2015, après une formation aux métiers du cinéma et de l'audiovisuel, il est cadreur, monteur et chef opérateur d’images sur la chaîne locale ATV. Il collabore aussi cette année avec la revue « Une Saison en Guyane ». En 2016, il est le photographe du Tour de Guyane pour le comité cycliste guyanais. Aujourd’hui plus que jamais, ce jeune photographe autodidacte cherche à développer une écriture plus personnelle à travers des projets qui lui tiennent à cœur. Il est allé faire une résidence à Montpellier durant laquelle il a été accueilli et guidé par le collectif « Transit ».
  • Ronan Liétar // Observation, écoute, imprégnation sont ses maîtres-mots. Formé en philosophie, il a appris à se défaire de ses préjugés, si ce n’est aveuglants, tout du moins déformants. Ses séjours à l’étranger l’ont amené à la découverte d’autres mondes, d’autres points de vue sur des réalités multiples. Une fois imprégné et lucide, il met alors à profit son savoir-faire pour montrer son point de vue sur une réalité, un sentiment, une histoire. En novembre 2016, il participait ainsi à l’exposition « Le Patrimoine, une Passion, des Hommes » sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris pour les 20 ans de la fondation du Patrimoine, après avoir beaucoup travaillé sur la thématique de la terre, en tant que matière brute (avec « Terra », au Centre d’Art Pagaret en Guyane) et de multiples recherches personnelles qu’il a essentiellement mené dans la région. Il est allé faire une résidence à « Popayart » près de Popayan, la « ville blanche de la Colombie », où il a été accueilli par Edinsion Quiñones, un plasticien de renommé internationale.

 

  • Miquel Dewever-Plana // D'origine catalane, Miquel Dewever-Plana a choisi de travailler en Amérique Latine après des études de photojournalisme à Paris. De 1995 à 2000, il parcourt le Mexique et le Guatemala et se consacre à l’étude du peuple maya. Son premier livre "Mayas" est un précieux témoignage sur un mode de vie millénaire en voie de mutation. Puis pendant plus de deux ans, le photographe suit le travail des anthropologues légistes, rencontre les survivants du génocide Maya au Guatemala et les membres des Commissions de vérité. Un livre nait : “ La vérité sous la terre : le génocide silencieux”, utilisé lors du procès pour "génocide et crime contre l'humanité" contre le Général Rios Montt.

PROGRAMME

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